Les Suisses tiennent Cette en échec MARSEILLE. — U.S. Suisse et F.C. Cette, 2 à 2. Cette a le coup d'envoi, les Suisses attaquent aussitôt, mais leur premier essai au but est mis en corner par un heading d'Hewitt. La première mi- temps dans l'ensemble ne vit pas une équipe pren- dre l'avantage, chaque « onze » dominant tour à tour. Notons cependant, peu avant le repos, un splendide coup franc botté par Dangles du milieu du terrain, qui frisa la barre transversale, et un fort shot de Bolomey, bien bloqué par Henric. A la reprise le jeu se poursuit assez égal ; puis sur une balle longue Bolomey passe les arrières, et, seul devant les bois, shoote, Henric touche la balle mais ne peut l'empêcher de pénétrer dans ses filets. Plusieurs cafouillages se produisent devant les bois suisses sans résultat ; un coup franc, shooté par Hewitt des 15 mètres, heurte la barre transversale, puis une descente des Parisiens paraît dangereuse, mais Henric, dans une sortie téméraire, mais heureuse, dégage son camp. Les Cettois dominent, mais la défense suisse ne laisse rien passer. Devant le manque d'efficacité de la ligne d'avants, Skiller passe aux arrières et Hewitt devient avant centre. L'arbitre met Willi sur la touche pour brutalité. Les Suisses ne jouent plus qu'à dix, puis ayant un équipier touché ne seront plus que neuf jusqu'à la fin des 90 minutes. La fin approche, il ne reste plus que deux minutes à jouer, lorsqu'à la suite d'un cafouillage devant les bois Lucibello égalise par un beau shot plongeant. Peu après le sifflet retentit.
Durant la prolongation les Suisses jouent à dix, les joueurs sont à bout de souffle. Les Cettois marquèrent sur penalty, tandis qu'avant le changement de camp les Suisses égalisèrent par Pollitz sur coup franc à 6 mètres, pour faute du keeper cettois et le coup de sifflet final retentit sur le score 2 à 2. Les Suisses fournirent un jeu scientifique, mais manquant d'efficacité. Les Cettois se montrèrent excellents en défense, fougueux en attaque, mais la ligne intermédiaire ne fut pas à la hauteur de sa tâche. Ils perdirent la partie par une faute de tactique lors du coup franc sifflé contre Henric. — Devaux.